Qu’est ce que le tourisme durable et responsable ?

nuage de mots dans les tons verts autour de la définition du tourisme durable

Voici maintenant un an jour pour jour que j’ai lancé Ethik Hotels et je m’aperçois que le tourisme durable et responsable est le ciment du site mais que je ne l’ai jamais vraiment défini. Je me rends compte également, au rythme des échanges avec les uns et les autres, qu’il n’y a pas qu’une définition. Le nuage de mots qui accompagne cet article en est la parfaite illustration ! Il est le résultat d’une enquête auprès de la communauté Instagram, où j’ai demandé aux personnes qui nous suivent en Story, de me donner les 3 mots qui, pour eux, définissent le Tourisme Durable.

D’ailleurs, dans le cadre de mon cursus chez HEC j’ai besoin d’enrichir ce nuage de mots. Si vous le pouvez, à la fin de votre lecture, ça serait très sympa de me laisser en commentaire vos 3 mots, à vous, qui représentent le tourisme durable. merci d’avance :)

  1. Définition du tourisme durable
  2. L’intérêt du tourisme durable
  3. Qui peut pratiquer le tourisme durable ?
  4. Quelle(s) destination(s) pour des vacances responsables ?
  5. Comment pratique-t-on le tourisme durable ?

Le tourisme durable qu’est-ce que c’est ?

L’organisation mondiale du tourisme le définit comme suit :

« Le tourisme durable est un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil. »

Je suis complètement en phase avec cette définition . Si je devais me plier au même exercice que celui demandé aux membres de la communauté, voici en 3 mots ce que représente pour moi le tourisme durable :

  • Respect
  • Environnement
  • Echanges

Le respect est pour moi la base de tout, c’est pour cela que je le mets en premier. C’est à mon sens le maitre mot du tourisme durable. On se doit de respecter les personnes, la nature, le patrimoine visité. Cela implique notamment d’accepter les us et coutumes et de ne pas laisser de trace de notre passage.

On ne peut évidemment pas parler tourisme durable et de respect sans évoquer l’environnement. Nous nous devons aujourd’hui et pour les générations futures, de protéger cet espace vital. Pour nous c’est continuer d’adopter des gestes simples du quotidien en essayant de limiter au maximum possible l’usage de plastique à usage unique. On fait parti de la team « jamais sans ma gourde » mais, à l’étranger, il est parfois difficile de trouver de l’eau potable hors bouteille en plastique. Pour le reste on refuse les pailles, on a toujours un tote bag avec nous ainsi qu’un set de couverts si on doit improviser un pique nique. Dans notre hébergement, on ne fait pas laver nos serviettes inutilement et on fait très attention à la consommation d’eau dans les douches. Enfin, en promenade, cela se traduit par ne pas sortir des sentiers balisés pour laisser la nature s’exprimer dans les autres espaces. Bref, rien de fou, ni plus ni moins que les gestes que nous appliquons au maximum dans notre vie de tous les jours.

Et pour finir les échanges car, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais pour moi les relations humaines sont très importantes. J’adore échanger, je me nourri vraiment de chacune des discussions que je peux avoir. C’est d’autant plus important en vacances car je rencontre des personnes qui peuvent m’apporter de nouvelles manières de voir les choses. C’est également pour la notion d’échange que j’ai décidé qu’Ethik Hotels ne serait pas une centrale de réservation mais un annuaire. Cela permet ainsi une prise de contact directe entre les Explor’acteurs et les Ethik Hotes.

Pourquoi le tourisme durable est il nécessaire ?

On le sait aujourd’hui, la planète est, en quelque sorte, sous perfusion. Nous nous devons de plus veiller à sa préservation pour notre avenir et celui des futures générations.

Le tourisme en quelques chiffres :

  • 8% des émissions de gaz à effet de serre en 2018 (1)
  • 126 millions d’emplois directs en 2019 (2) dont 2,8 millions d’emplois liés au tourisme en France en 2017 (3)

Plus que des chiffres, le tourisme est également une opportunité formidable d’ouverture d’esprit, de découverte d’autres cultures, d’autres paradigmes. Bref, voyager, à mon sens, est aussi vitale, en évitant le repli sur soi et la peur des autres, que de protéger le planète.

N’oublions pas non plus que si nous ne voyageons plus, les autres pays ne voyageront plus également. Ou alors ils seront peut-être moins enclins à venir en France. Oui, c’est ça aussi les échanges: si nous boycottons les destinations étrangères, les touristes risquent aussi à terme de boycotter notre beau pays. Et le tourisme représente 10% des emplois en France (3).

Nous ne pouvons néanmoins plus voyager comme nous le faisions dans les dernières décennies. Il faut repenser complètement notre manière de pratiquer le tourisme. L’objectif est de concilier ces 2 piliers que sont respect de l’environnement et ouverture d’esprit tout en permettant à ces millions de travailleurs de continuer à vivre décemment.

Le tâche est ardue et je n’ai pas la prétention de régler tout cela en une page de blog. J’essaye néanmoins d’ouvrir les chakras pour que chacun puisse adapter ses vacances à son rythme et selon ses envies et ses moyens pour les rendre plus responsables.

J’estime en tout cas que la période que nous traversons est idéale pour faire table rase du passé et reconstruire le tourisme sur des bases solides, responsables et durables. Cela passe par le secteur du transport, sujet que j’ai eu l’occasion d’aborder dans un précédent article et que je vous invite à découvrir si vous ne l’avez pas encore lu. Mais pas que car il ne représente « que 20% » des émissions de gaz à effet de serre du secteur touristique (1).

Il y a donc urgence à également faire de grands progrès dans notre manière de vivre nos vacances. L’hébergement certes, c’est la raison d’être d’Ethik Hotels, mais également notre manière de consommer une fois sur place. Il me vient en tête l’image des souvenirs que nous rapportons mais qui ont été fabriqués à l’autre bout de la planète. Mais nous pourrions trouver plein d’autres exemples.

« Pourquoi faire chez les autres ce qu’on se refuse de faire chez soi »

Voici mon 2ème Leitmotiv après « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »

Le tourisme durable est-il accessible à tous ?

Les idées reçues ont la dent dure et aujourd’hui encore quand on évoque le mot tourisme durable, 2 stéréotypes que tout oppose continuent d’être associés au tourisme durable :

  • C’est pour les routards ce genre de tourisme. Tourisme durable = dormir dans une cabane sans eau ni électricité et surtout sans confort
  • Il faut avoir un compte en banque bien rempli pour pratiquer le tourisme durable car pour voyager mieux il faut séjourner dans des écolodges luxueux.

Alors la bonne nouvelle c’est :

  • Qu’il existe des ecolodges, on va dire, classiques et pas haut de gamme
  • Vous pouvez dormir dans une cabane dans les bois avec le confort !

Bref vous l’aurez compris le tourisme durable est loin de ces clichés et accessible à tous. En effet, que vous aimiez les micro aventures ou prévoyiez un tour du monde, vous pourrez dans tous les cas organiser cela de manière respectueuse.

C’est d’ailleurs ce que je m’efforce de faire sur Ethik Hotels : répertorier toutes sortes d’établissements responsables. Cela va du camping à, effectivement, l’écolodge luxueux, en passant par les chambres d’hôtes ou encore des locations de vacances.

Bref, une chose est sûre, chacun peut, selon ses envies et son budget, organiser des vacances responsables.

Où pratiquer le tourisme durable ?

Ici encore, on associe souvent le tourisme durable et éco tourisme. C’est sûr que les deux sont intimement liés. L’éco tourisme, comme le slow tourisme, est une part du tourisme durable. L’organisation mondiale du tourisme définit l’éco tourisme comme cela :

L’écotourisme tend à minimiser l’impact sur l’environnement pour le préserver à long terme. Mais il est davantage centré sur la découverte des écosystèmes et implique une participation active des populations locales et des touristes à la sauvegarde de la biodiversité. il se pratique dans la nature, en petits groupes, au sein de petites structures.

Il est donc plus tourner sur des vacances nature. Et on peut effectivement pratiquer un tourisme plus durable en partant en vacances au plus proche de la nature. Mais, encore une fois, pas que. Et oui on peut même passer des vacances responsables en plein centre Paris, nous y avons même référencé 2 Ethik Hotels. Ce n’est pas cependant pas la seule grande métropole présente sur notre site.

Sur Ethik Hotels, afin de satisfaire les envies de tous et participer à faciliter l’accès au tourisme durable, je veille donc à vous proposer :

  • des établissements citadins, en pleine nature, au bord de la mer ou en montagne
  • des Ethik Hotels en France, avec plus de 70 recensés à ce jour, pour ceux qui souhaitent privilégier le tourisme local et la découverte de notre beau pays.
  • des hébergements responsables partout dans le monde avec une présence dans 54 pays pour ceux qui souhaitent partir à la découverte de contrées plus lointaines.

Nos 10 fondamentaux pour pratiquer un tourisme plus durable

Ces 10 critères rassemblent des valeurs qui nous sont  chères, avec Clément, quand on part en vacances. Cependant je n’ai pas la prétention d’être exhaustive et cela n’engage que nous et nos vacances !

  1. Prendre son temps. Pour nous, avec Clément, le slow tourisme fait partie intégrante du tourisme durable. On choisit de profiter pleinement du lieu qu’on visite,  parfois d’en voir moins mais mieux.
  2. Durable partout. Peu importe la distance parcourue : le tourisme durable se pratique partout : au bout de la rue ou de l’autre côté du globe
  3. S’adapter aux us et coutumes locaux sans vouloir imposer son point de vue.
  4. Consommer local. A la maison ou en vacances, cela permet de limiter l’impact négatif de notre voyage et de faire de nouvelles découvertes culinaires.
  5. Limiter le tourisme et les activités de masse. Certains endroits sont des incontournables mais on peut  privilégier des horaires moins fréquentés, une solution alternative pour la visite… Tout est envisageable il suffit d’être créatif et d’accepter de ne pas avoir la même photo instagrammable que tout le monde.
  6. Oser sortir des sentiers battus et des lieux communs. Enormément de richesses à découvrir ne sont pas fréquentées par le tourisme de masse alors pourquoi s’en priver ? D’autant que les locaux sont souvent ravis de nous en apprendre plus sur ces lieux encore confidentiels.
  7. Limiter la production de déchets. Et jeter ceux qui restent dans un endroit approprié, en ayant, par exemple, un petit sac poubelle dans son sac à dos
  8. Ne pas dénaturer les endroits visités : nous ne ramenons pas de « souvenirs » des lieux visités : pierre, sable, végétaux… On profite et emmagasine un maximum de souvenirs dans la tête et dans l’appareil photo !
  9. Respecter l’eco-système : on ne sort pas des chemines balisés , afin de laisser la biodiversité occuper les autres espaces, on escalade que les endroits autorisés afin de  protéger les monuments et autres spots pour en faire profiter les prochains voyageurs, on respecte la solennité des lieux…
  10. Last but not least, et à l’origine d’Ethik Hotels :  privilégier des hébergements responsables afin de  limiter l’impact de notre voyage. C’est une formidable opportunité de faire la connaissance de personnes amoureuses de leur territoire, généralement généreuses en  conseils et informations pour enrichir notre voyage.
Couverture du guide de 16 pages que j'ai réalisé et qui s'intitule "Et si on devenait des Explor'acteurs à partir de 2021"

Si vous souhaitez allez plus loin, n’oubliez pas de télécharger notre guide de 16 pages pour vous aidez à organiser des vacances plus responsables.
Si vous ne l’avez pas encore consulté, vous pouvez le télécharger ici.

N’oubliez pas si vous voulez m’aider donnez-moi en commentaire les 3 mots qui pour vous sont synonymes de tourisme durable. Merci d’avance !

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(1) Etude menées par des chercheurs australiens, chinois et indonésiens, publiée lundi 7 mai 2018 dans la revue Nature Climate Change
(2) Données de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT)
(3) Etudes du Conseil mondial du voyage et du tourisme en collaboration avec The Oxford Economics datant de 2018


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